1. Organisation de la baignade
Afin de protéger les personnes des dangers qui existent au niveau d'une baignade, les sauveteurs doivent mettre en place une zone de baignade bien déterminée. Les installations mises à la disposition des sauveteurs par les municipalités doivent comporter au moins un local abrité pour accueillir les victimes, prodiguer les soins et procéder à des réanimations.
Emplacement du poste de secours
En arrivant sur une plage, un usager doit immédiatement savoir où est le poste de secours :
- Des panneaux placés à intervalles réguliers sur la plage indiquent l'emplacement du poste.
- L'emplacement tient compte de la topographie des lieux, des vues sur la plage ou plan d'eau et des commodités d'accès. Le poste doit être desservi par une voie carrossable.
- Il peut être défini, à proximité, une zone balisée permettant l'atterrissage d'un hélicoptère.
- Un ou plusieurs mâts à signaux de couleur blanche, d'une hauteur de 10 mètres minimum.
- Le poste doit être identifiable par un bandeau rouge et jaune de 20 cm et signalé par un panneau rectangulaire blanc dont les inscriptions sont en bleu foncé, à l'exception de la mention « poste de secours » en lettres rouges.
- Il indique également les dates et heures de surveillance, les coordonnées du poste et le numéro d'appel d'urgence.
Les drapeaux de surveillance
Le mât blanc de 10 mètres minimum est composé de drapeaux rectangulaires (hauteur min. 1 250 mm, longueur min. 1 500 mm). Ces drapeaux ne doivent porter aucun symbole ou inscription.
Les deux tableaux d'affichage du poste
📅 Panneau QUOTIDIEN (panneau journalier)
- La température de l'air ambiant
- La température de l'eau à l'ouverture de la surveillance
- Les heures et coefficients des marées (le cas échéant)
- Les observations météorologiques et prévisions sur 24 heures
- Les avis de coups de vent ou de tempête
- Les dangers particuliers locaux
📋 Panneau PERMANENT
- Un plan de la plage ou du plan d'eau avec la localisation du poste
- L'arrêté municipal relatif à la police de la plage ou de la baignade
- Les extraits du règlement (baignades, embarcations à moteur, pêche, pêche sous-marine…)
- Les conseils de prudence
- Le plan général de la station
L'intérieur du poste de secours
Le poste de secours est utilisé par les surveillants pour les stricts besoins de leur travail. Ne doivent y pénétrer que les personnes accidentées ou celles dont la présence est nécessaire à une éventuelle intervention.
Doté d'eau et de l'électricité, il comprend notamment : un bureau, des sièges, une armoire de rangement, une armoire à pharmacie avec serrure de sécurité, un lit avec matelas, traversin, couverture, alèse, une table de soins, une armoire fermée pour ranger le lot de réanimation.
Matériel mis à disposition par la municipalité
Matériel de sauvetage nautique
- Une embarcation maniable et adaptée peut être mise à disposition (la carte mer est au minimum nécessaire pour le pilotage).
- Un véhicule adapté peut être mis en place sur des plages très étendues (Landes, golfe du Lion, golfe de Gascogne).
- Bouées, perches, gilets, filins pour maintenir en surface les personnes en difficulté n'ayant pas perdu connaissance.
- La planche de surf peut être employée lorsque l'état de la mer ne permet pas la mise à l'eau d'autres embarcations, à condition que le personnel ait l'aptitude technique.
Matériel de recherche subaquatique
Destinés à faciliter l'exploration des milieux aquatiques et subaquatiques, ces matériels autorisent une immersion prolongée des sauveteurs :
- Une combinaison isothermique
- Une paire de palmes
- Un masque avec tuba
- Un bloc de plongée fonctionnant à l'air comprimé (en complément)
- Une ceinture de plongée lestée
Lots de secourisme et de réanimation
Lots de secourisme et de réconfort
- Lot de matériel de protection (plaies et brûlures)
- Lot de matériel de contention (immobilisation)
- Lot de matériels divers (sécher, couvrir, protection…)
- Lot d'assistance ventilatoire (oxygène)
- Lot de matériel de réconfort (sucre, thé, café…)
- Lot de matériel de diagnostic (stéthoscope, tensiomètre…)
- Lot de petit matériel (ciseaux, sparadrap…)
Moyens de liaison et de communication
Le deuxième échelon du dispositif de sécurité est le centre de secours de la commune. Le poste de surveillance doit obligatoirement être relié par ligne téléphonique à ce centre.
Il peut être conseillé d'équiper en moyen radio réglementairement autorisé afin de joindre les sauveteurs embarqués et d'assurer les communications entre sauveteurs sur les grandes plages.
Matériel de surveillance et de vigilance
Doivent être mis à la disposition des sauveteurs les matériels nécessaires à la surveillance visuelle (jumelles…) et ceux permettant l'alerte et les mises en garde phoniques des baigneurs (sifflet, mégaphone…).
2. Le balisage
Les zones de baignade surveillée sont déterminées par un arrêté municipal.
A — Délimitations et balisage de la zone des 300 mètres
Les marques de plage sont toutes de couleur jaune et ne se différencient que par leur forme. Elles ne possèdent ni voyant, ni feu.
- Les marques de délimitation des zones de plage (à 300 m du littoral) sont de forme sphérique de 0,80 à 1 mètre de diamètre, mouillées à 200 mètres environ les unes des autres.
- La zone de « grand bain » est délimitée par des bouées sphériques jaunes, éventuellement reliées entre elles par un filin.
- La zone de « petit bain » doit avoir une profondeur maximale de 1,50 mètre. Un filet entre chaque bouée empêche les baigneurs d'en sortir involontairement. La présence d'un surveillant au petit bain est souhaitable.
Si le balisage par bouées ne peut tenir à cause des courants ou des dangers locaux, des piquets surmontés de drapeaux rouge et jaune (rouge en haut, jaune en bas) servent à baliser la zone de bain. Ces balises sont amovibles et peuvent être déplacées au cours de la journée selon l'évolution des zones dangereuses.
Les pictogrammes
Lorsqu'un chenal traversier existe, il est délimité par des marques en conformité avec le balisage latéral, mais toutes de couleur jaune sur les plages : bouées cylindriques à bâbord (à gauche en entrant), bouées coniques à tribord (à droite en entrant).
Des pictogrammes indiquent l'utilisation possible des chenaux traversiers selon le type d'engin (bateaux à moteur, kite-surf, voiliers…). Cette signalisation donne des précisions sur les restrictions d'activité dans certaines zones et peut être placée sur une bouée.
Entretien par la commune
La commune est responsable de l'entretien des zones de baignade. Elle doit notamment veiller à :
- L'affichage de pancartes rappelant les règles d'hygiène
- L'entretien des douches, WC et autres équipements sanitaires
- La propreté générale de la plage et des abords
Engins de plage
Les engins de plage (matelas pneumatiques, bouées, etc.) sont interdits au-delà de la limite des 300 mètres. En cas de vent de terre, une vigilance particulière s'impose car ces engins peuvent dériver rapidement vers le large.
B — Le balisage maritime en général
En dehors du balisage de la plage, les navires utilisent d'autres balises pour naviguer en toute sécurité. Dans le domaine maritime, le balisage désigne l'ensemble des marques ou balises fixes ou flottantes placées en mer ou à terre qui indiquent aux navires les dangers et le tracé des chenaux d'accès aux ports et abris.
Les marques latérales
Les marques latérales servent à baliser un chenal, une approche de la terre. Leur voyant indique toujours de quel côté laisser la balise en rentrant ou en sortant du port.
Marque bâbord
- Voyant cylindrique, couleur rouge, chiffre pair, feu rouge
- À laisser à bâbord en venant du large
- À laisser à tribord en sortant du port
- Couleur jaune sur les plages
Marque tribord
- Voyant conique, couleur verte, chiffre impair, feu vert
- À laisser à tribord en venant du large
- À laisser à bâbord en sortant du port
- Couleur jaune sur les plages
Les marques cardinales
Les marques cardinales sont au nombre de quatre : Nord, Sud, Est, Ouest. Elles indiquent un danger au large des côtes. Les eaux saines se trouvent du côté indiqué par la cardinale par rapport au danger. Les cardinales sont disposées par rapport au cadran géographique qu'elles indiquent.
Les marques de danger isolé
La marque danger isolé signale un écueil peu étendu, situé généralement à l'endroit où est positionnée la balise. Elle peut être laissée indifféremment à bâbord ou à tribord.
- Forme : quelconque
- Couleur : noire, avec une ou plusieurs bandes rouges
- Voyant : deux boules noires
- Feu : blanc — rythme : deux éclats groupés
Les marques d'eaux saines
La marque d'eaux saines indique que les eaux sont libres de tout danger dans les parages. Elle marque également une reconnaissance pour l'atterrissage, un point intermédiaire avant de s'engager vers un chenal d'accès, un Dispositif de Séparation du Trafic (DST).
Marque spéciale
Les marques spéciales sont utilisées dans différents cas : zone d'exercice militaire, présence d'un câble ou d'un oléoduc sous-marin, zone de dépôt de matériaux, zone réservée à la plaisance, etc.
Marques d'épave en cas d'urgence
Mise en place en 2006, cette marque est de couleur bleue et jaune (rayures verticales). Le feu est alternativement bleu et jaune. Si plusieurs marques balisent une épave, les feux des différentes marques sont synchronisés. Le voyant est une croix droite « + » de couleur jaune.
QCM — Plages
10 questions tirées aléatoirement dans ce chapitre. Répondez à toutes les questions puis validez pour voir votre score et les corrections.
Que signifie un drapeau ROUGE hissé sur le mât du poste de secours ?
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